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HISTOIRE DU CANTON
Si l’histoire de notre territoire est riche c’est que notre
situation géographique est au carrefour de places fortes.
Les Volques Tectosages, peuplades venues de l’est à la période des
grandes invasions ont laissé les traces d’une économie florissante,
d’une agriculture variée, sachant exploiter les terres ensoleillées de
nos coteaux et les alluvions de la Garonne et de ses affluents.
Le Volvestre nous rappelle leur existence.
Les romains amèneront le gavage des volatiles qui fait la
réputation de nos campagnes et surtout la culture de la vigne qui
demeurera le fer de lance de l’agriculture jusqu’au XXè siècle. Ils
traceront les voies d’accès qui permettront un développement
florissant... la voie romaine deviendra la voie royale, puis la grand
route, c’est notre actuelle autoroute.
Toute médaille ayant son revers… ce sera aussi le passage obligé
des envahisseurs voisins, espagnols et sarrazins.
Situé à égale distance de Saint-Gaudens et de Toulouse, sur l’axe
du Gers et de l’Ariège, notre région sera l’articulation stratégique,
où les puissants d’alliances en batailles fratricides construiront
notre histoire, et ce n’est pas par hasard que Pierre POTIER DE LA
TERRASSE, Secrétaire de François y fait édifier en 1540 le château de
Saint Elix.
Le Moyen Age sera auréolé de faste, la culture du lin fera la
richesse des marchands et négociants qui, alliés aux pasteliers du
Lauragais feront fortune avec leur précieuse étoffe.
La brique naîtra des terres riches de nos coteaux.
Le puissant Evêché de Rieux Volvestre dès le début du XV° siècle
instaurera la première forme d’Etat Civil et contrôlera ainsi les
populations.
La Renaissance, les conflits de religion et les grandes découvertes
ne seront pas à l’avantage et annonceront le déclin de notre micro
région qui verra arriver les tissus de l’autre bout du monde, les
guerres intestines et le pouvoir du nord s’affirmer au détriment d’une
culture à tendance matriarcale jusqu’à la révolution.
Croix de mission, vestiges romans, ruines des seigneuries, moulins,
pierres gravées, demeures de caractères et art sacré constituent notre
patrimoine, témoin de ce passé qui a vu se bousculer tant de
conquérants et de noms prestigieuses gravés dans nos pierres et dans
les manuels d’histoire.
Passage obligé des chemins de Saint Jacques de Compostelle, terre
de soleil entre mer et océan, nous vous invitons à découvrir ces
trésors préservés à l’indolence des chaudes après midi d’été.
HISTOIRE DE NOS COMMUNES
CASTELNAU PICAMPEAU
Un magnifique retable à découvrir dans l’église de la Nativité de
la Vierge du XVI ° siècle.
A voir : le château en brique foraines bâti en 1770, la métairie en
terre crue mentionnée au cadastre dès 1735, l’ancienne tuilerie qui
date de 1820 et le petit château Las Planes.
Trois moulins étaient exploités. Aucune trace de la charte des
coutumes. La sauveté sera bâtie à Sainte Barse, un tertre planté d’une
tour, d’une église et d’un cimetière dans lequel reposaient les
cendres des gallo romains.
Le botaniste horticulteur, le Comte Hippolyte de Castillon de Saint
Victor a vécu toute sa vie dans son château de Castelnau Picampeau.
Passionné par les jardins japonais on lui doit une monographie des
plantes japonaises, sa bibliothèque à été versée au Collège de France
après sa mort en 1898.
Autre érudit :Louis Vié, bibliothécaire à l’université de Toulouse,
auteur de nombreux articles dans la Revue du Comminges, il a consacré
sa vie aux études archéologiques et historiques.
CASTIES LABRANDE
La commune est la réunion de deux anciennes seigneuries.
A voir : l’église Saint Jacques qui accueillait les pèlerins de
Saint Jacques de Compostelle, les vestiges du château Dumont érigé au
XIII siècle, Le moulin à vent date du XVII siècle , en levant les
yeux, vous remarquerez au dessus de l’entrée une belle pierre
sculptée.
Plus loin un hangar du XIX° siècle en terre crue et brique foraine
s’ouvre sur quatre arcades.
Faites un détour par le quartier de l’Ile Marin d’en Haut pour voir
le pigeonnier de pierre du XVIIIè siècle.
LE FOUSSERET
Romains, Hospitaliers y laissent les premières empreintes. Bastide
depuis 1256 la ville est bâtie sur un promontoire, sa vue sur les
Pyrénées est magnifique, la promenade du Picon est incontournable !
A voir : l’archère de la Tour des Remparts, les bâtisses à
colombage de la Carrera Major, et les constructions de pierre, brique
foraine et terre crue comme le Moulin de Camelève, le moulin près du
canal, le Domaine de Courens, la Loggia, la Maison Saint Augustin dite
« le Couvent ». Des ponts de briques autour de la ville enjambent les
rivières.
La halle du XIXè occupe le centre de la ville et de magnifiques
petits châteaux du XIXè siècle se dressent entre Saint Elix le Château
et le Fousseret : le château de la Grave et le château du Petit
Johanet aux détails architecturaux particulièrement délicats.
L’église gothique Saint Pierre aux Liens érigée au XVè siècle (et
sans cesse restaurée) mérite le détour : son fier clocher porche est
magnifique, en poussant le portail, linteau, chapiteau et piéta de
bois polychrome enchanteront votre regard. La ville mérite une journée
de balade, chaque quartier, chaque ruelle recèle un détail
pittoresque.
FUSTIGNAC
Le nom de la commune apparaît pour la première fois en 945, c’est
encore Fustignacus.
Place forte en 1402 ce n’est qu’en 1790 que la commune est
officiellement créée.
Ses limites n’ont pas changé depuis l’ancien régime.
L’église Saint Antoine abrite encore une cuve baptismale de la
première moitié du XVIè, siècle en pierres de taille, mais aussi un
maître autel du XVIIè siècle en bois polychrome.
GRATENS
Entre plaine et coteaux, la commune affiche un riche patrimoine. Le
moulin à eau du XVIè siècle retiendra votre attention, il demeure
depuis 1739 la propriété de la famille Laguens qui compte plusieurs
générations de meuniers.
Devant l’église Saint Michel, probablement bâtie par les
Hospitaliers et consacrée en 1573, classée au patrimoine, se dresse
une magnifique Croix de la Passion forgée en 1775.
Le château aux volumes imposants sera transformé sans cesse depuis
le premier quart du XVIIè siècle.
Des deux briqueteries recensées au XVIIIè siècle seule, la
briqueterie Barthes implantée depuis 1883, continue à façonner briques
et maintenant carrelages. Le four à double tunnel à feu continu mesure
60 mètres de long. Une des trois fabriques de la Haute Garonne qui a
maintenu son processus de fabrication classique.
LUSSAN ADEILHAC
Son origine se perd dans la nuit des temps comme en témoigne ce
sarcophage en pierre du Vè siècle. Deux médailles évoquant Pierre II
d’Aragon dateraient donc de la période de la tristement célèbre
bataille de Muret, livrée par Simon de Montfort en croisade contre les
Cathares.
L’église Saint Paul déjà évoquée en 1060 est dotée d’un clocher
mur. Sur les bords de la Nére, on découvre les vestiges du moulin à
eau de Lagrange.
Le château de Beaulieu et la belle demeure de la seigneurie qui
abritait Messire de Cambon président du Parlement due Toulouse se
dressent au cœur du village.
Un travail de maréchal ferrant ou « métier à ferrer » fait partie
des curiosités locales.
MARIGNAC LASCLARES
Hospitaliers et Templiers se sont succédé sur cette terre et la
construction de l’église Saint Martin, offerte vers 1100 aux
Hospitaliers, remonte au premier millénaire. Il ne reste hélas que des
ruines du château seigneurial, seul vestige : une pierre gravée des
croix de Malte, Croix de l’ordre des Templiers et d’une croix du
Languedoc.
Une croix de Procession, en argent repoussé plaqué sur âme de bois,
fait aujourd’hui partie d’une collection privée. Le moulin à eau en
bord de Louge date du XVè siècle.
Un travail de maréchal ferrant situé en lisière du bois communal
nous rappelle le récent passé agricole de la région. Marignac possède
un vaste bois communal.
MONTEGUT BOURJAC
Une donation du terroir de Brumas à l’abbaye de Lézat au Xè siècle
est à l’origine du village. La charte de coutumes remonte à 1270.
Le château féodal a disparu, reste le puits du XIIè siècle pour
seul vestige.
La commune s’enorgueillit d’un blason , celui des armoiries de la
famille des Montegut Barrau. Le Baron Pierre Elizabeth, Denis de
BARRAU (1737 – 1792) représenta la noblesse du Comminges et du
Nébouzans aux états généraux.
L ‘église Saint Exupére était à l’origine la chapelle du château de
Montegut, agrandie en 1776, elle s’ouvre par un clocher mur percé de
trois baies campanaires.
La Maison Lacaze , de bois et de torchis est typique de l’habitat
agricole du XVIIIè siècle
Jean DECAP maître d’école, auteur de monographies, portait un grand
intérêt à l’instruction et à la vie publique, vous découvrirez sa
maison route de Fustignac.
Vincent AURIOL lui rendit un vibrant hommage.
MONTOUSSIN
L’église dédiée à Sainte Anne existe depuis le XIIè siècle,
entièrement reconstruite en 1839 elle mérite le détour.
Ses dorures discrètes et ses surprenants camaïeux de bleus lui
confèrent la fraîcheur et le charme des palais byzantins , son retable
est entouré de trois panneaux de bois dont les peintures sont signées
par l’artiste fousserétois Vincent Thomas.
Une ferme du XVIIIè siècle en terre crue soutenue de colombages
s’éteint sur le chemin du Tillet. La partie principale du château est
en ruine, une partie des bâtiments à été récemment restauré en brique
foraine et brique crue enduite. Le village est charmant et offre une
belle vue sur la chaîne des Pyrénées.
POLASTRON
L’origine latine du nom laisse penser qu’une première villa antique
siège ici à l’époque gallo romaine, tenue par une personne élevant des
poules. La fondation actuelle du village est assez mal connue. La
seigneurie est longtemps partagée et sous l’ancien régime Polastron
n’est qu’une annexe d’Auban. Ce n’est qu’après la révolution que la
commune prend son indépendance.
Une stèle discoïdale gravée d’une croix, objet d’un réemploi,
provient sûrement d’une stèle funéraire (d’ailleurs on trouve souvent
dans les environs proches ce type de stèle, re-employées et scellées
par des matériaux modernes, elle proviennent dans la majorité des cas
de l’Abbaye de Bonnefont)
L’église Saint Michel, plusieurs fois reconstruite, est citée dès
1245. C’est pourtant Saint Exupère qui y est représenté sur l’un des
vitraux réalisé par le maître verrier Louis Victor Gesta. Une
magnifique et émouvante piéta du XVè siècle mérite que l’on pousse la
porte.
Ici aussi un travail de maréchal ferrant, et des outils agricoles
appartenant à des collections privées témoignent d’une activité locale
toujours centrée autour de l’agriculture et de l’élevage.
LE POUY DE TOUGES
Touges est le nom ancien de la rivière le Touch. Le Prince Noir
détruisit le village au XIVè siècle aussi l’église Saint Pierre,
aussitôt rebâtie, date de la fin de ce même siècle, le seul vestige
antérieur dont il soit fait état est un Mercure du IIè siècle retrouvé
au XIXè siècle. Il est conservé au Musée Saint Raymond de Toulouse. Un
clocher mur à trois baies campanaires surplombe l’église que la foudre
avait gravement endommagé en 1852.
Le château en brique foraine édifié au XVIIIè siècle n’est plus
flanqué que de deux tours, alors qu’il en comptait quatre en 1778, il
se dresse toujours dans la commune.
SAINT ARAILLE
L’histoire de la commune est liée à celle des Feuillants de
Labastide de Clermont.
Le château de Latour, bâtisse de pierre édifiée au XIIè siècle,
sera cédé un siècle plus tard aux Feuillants installés à Saint Araille
depuis 1203. A la révolution, l’imposante demeure devient bien
national. Une magnifique pierre sculptée datant du XVIè siècle a été
retrouvée dans les remblais. L’église Saint Germier élevée au XVIè
siècle a été restaurée en 1880.
La plus belle demeure est sûrement le Manoir érigé en pierre et
brique foraine en 1856.
Le moulin à vent à toit conique date de 1875.
SAINT ELIX LE CHATEAU
La présence du majestueux château renaissance, un des rares dans le
sud ouest de la France vaut à la commune une histoire riche, forte et
mieux connue que celle des communes voisines.
Plusieurs thèses autour de l’histoire du château nous fournissent
quantité d’informations.
Silex et grattoirs retrouvés sur les terrasses nous prouvent que le
site était occupé dès le néolithique.
La voie romaine reliant Toulouse à Saint Bertrand de Comminges
traverse la commune sur 3 kilomètres l’habitat y est dense et les
vestiges d’une conduite d’adduction d’eau en terre cuite permettent de
penser que les terres avaient été savamment irriguées.
La borne géodésique érigée au XVIIè siècle sépare les provinces de
Guyenne et du Languedoc. Saint Elix est situé en un point
particulièrement stratégique.
Son blason séparé en quatre parties présente le château surmonté
d’une couronne d’or, c’est le blason des Montespan, a côté, les trois
fleurs de lys d’or, symbole du Roi de France évoque l’évêché de Rieux
dont dépend la ville au XVè siècle, la découpe de la croix de Malte
représente le Comminges et la croix d’or évidée et pommelée renvoie à
la province du Languedoc.
L’église :
L‘ancienne église dont il ne reste rien était située prés de
l’actuel cimetière, celle que nous connaissons aujourd’hui, bâtie en
brique foraine au XIXè siècle fut la toute première dédiée à Sainte
Germaine, elle est dotée d’une riche décoration intérieure, œuvre de
peintres locaux talentueux comme Henry Delacroix pour les arcatures de
chapelle, Xavier Montaut ou Bernard Bertrand pour le chœur.
Le château de Saint ELIX :
La cheminée en pierres de taille, fut réalisée par Jean Moulis.
Elle appartient à l’Ecole de Fontainebleau.
Son blason, qui fit couler tant d’encre et de salive, ne représente
pas les armoiries des dix familles les plus puissantes du Comminges,
mais les armoiries de la Famille Berthier et de la Famille de Madame
Veuve de Saint Lary, épouse du Sieur Bertier, c’est eux qui occupaient
le château et qui firent réaliser la cheminée monumentale. Point de
couronne vicomtale au dessus du blason car point de vicomtes en ces
lieux...
Juste un ornement de la renaissance comme ces colonnes tressées
surplombées de cariatides et ces angelots curieusement sexués, des «
puttis » qui tiennent le blason.
L’Elysée :
« Petit Trianon » du Château Renaissance, il fut bâti à la demande
de Jean Charles Ledesmé. Dernier Baron de la lignée à occuper le
château au XVIIIè siècle.
Le Caveau de Suares :
Famille de notables originaire du Portugal, deux générations de de
Suares d’Almeda occupèrent le château après la famille Carrére,
descendants de Françoise de la Roche Courbon épouse du Baron Ledesmé.
Le caveau en brique et parement abrite la dépouille d’un membre de
la famille qui reçut le Prix des Comices des mains de Paul Sabatier,
Prix Nobel de chimie.
SENARENS
Le castrum de Sénarens est édifié en 1226 . Cette petite place
forte deviendra une bastide en 1269. Les comtes de Lamezan sont
seigneurs de Senarens aux XVIIè et XVIIIè siècle.
Il ne reste rien de leur demeure, le château féodal fut détruit
semble t il avant la révolution.
La commune possédait autrefois des moulins à vent, le dernier situé
sur la commune était encore exploité au début du XXè siècle par les
meuniers Laguens. L’ancien couvent date du XVIIIè siècle, vous le
verrez en passant par le quartier de Moulis.
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